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10 décembre 2008

JOE HILL

JOE HILL. Les IWW et la création d’une contre-culture ouvrière et révolutionnaire

Immigré, hobo, songwriter, simple militant de base fusillé par l’Etat de l’Utah en 1915, Joe Hill symbolise le syndicalisme révolutionnaire des Industrial Workers of the World.

Fondé en 1905, sous les auspices de grandes personnalités du radicalisme ouvrier aux Etats-Unis (Mother Jones, Lucy Parsons ou Eugene Debs, entre autres), l’IWW écrivit les plus belles pages du syndicalisme étasunien : grève bread and roses des ouvrières du textile de Lawrence, première grève sur le tas à Schenectady, luttes rassemblant Noirs, Latinos et Blancs dans le sud ségrégationniste et ailleurs, campagnes pour la liberté d’expression dans le nord-ouest... Et, toujours, en chanson et avec humour, malgré les lynchages, les déportations et la prison.

Joe Hill devint un des auteurs les plus connus de ce « syndicat chantant », alimentant le recueil IWW, le Little Red Song Book, de ses parodies de cantiques de l’Armée du Salut ou de vieux tubes insignifiants transformés en brûlots révolutionnaires. Victime d’un coup monté judiciaire, condamné à mort puis exécuté malgré une mobilisation sans précédent, Joe Hill est toujours repris sur les piquets de grève. Comme le chantera un autre suédois d’origine : « On peut fusiller un chanteur / Personne ne peut tuer des chansons. »


À visionner :

Intro to the IWW

Women in the IWW


3 commentaires liés à cet article

  • JOE HILL -Monde Diplo Juin 2009

    22 juin 2009 11:07

    Article à propos du livre… :


    JOE HILL. Les IWW et la création d’une contre-culture ouvrière révolutionnaire. - Franklin Rosemont Éditions CNT-RP Paris, 2008, 548pages, 20 €

    De même qu’Eugene Debs et Mary liarris Jones « < Mother Jones Â»), Joe Hill faisait partie des Wobblies, ces syndicalistes itinérants de l’lndustrial Workers of the World (IWW) qui défièrent le patronat américain au début du XX, siècle. Comme le disait Bill Haywood, l’un de leurs soapboxers (orateurs publics juchés sur une boite à savon), « je ne sais pas grand chose du Capital de Marx, mais je porte en moi les marques du capital Â». Le programme de I’IWW ? « Nous voulons tout ! Â» Et notamment « l’abandon total du contrôle de l’industrie à l’Union ouvrière Â». Les wobblies vivaient de peu : « Tout ce qu’ils possédaient vraiment c’étaient des chansons, des poèmes, de l’imagination, de la détermination, de la solidarité. Â» Parmi eux, Hill se distinguait par les chansons populaires qu’il écrivait sur les grèves. La plus célèbre, Le Prêcheur et l’Esclave, ironise sur les promesses du Ciel. Son expression favorite, « Ne vous lamentez pas, organisez-vous Â», devint un slogan, toujours d’actualité, comme nombre de dessins, de chansons et de textes présentés dans ce livre.

    Christophe Goby

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  • JOE HILL

    5 janvier 2009 21:20
    Fini la lecture de cet ouvrage : un remarquable travail, non seulement très documenté et pointu mais offrant également de riches perspectives de réflexion sur les IWW et la culture révolutionnaire en général. Une fois le livre refermé on a envie d’en savoir encore plus sur ce mouvement syndicaliste extraordinaire. Plus qu’une leçon d’histoire, une leçon d’engagement qui redonne l’espoir et donne de nouvelles armes pour en finir avec ce système. Sincères bravo et merci à l’auteur, au traducteur et aux éditeurs ! Greg

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  • JOE HILL

    17 décembre 2008 22:07, par Jacques

    Pour honorer la mémoire de Joé Hill, un homme simple qui force l’admiration, j’ai découvert l’histoire de sa vie en 1971, à la sortie du film éponyme du réalisateur suédois Bo Widerberg

    http://dailymotion.com/video/x5h6wl_joe-hill-fred-alpi_music

    http://chambre-claire.com/PAROLES/joe-hill.htm

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